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Dernière mise à jour le 3 décembre 2018

voir aussi : GérontoLiberté avec deux publications par semaine

Les éléments les plus récents apparaissent en premier dans la liste ci-dessous : 


Le 3 décembre 2018

Douleurs : une histoire de sexe ?



Au cours des dernières années, on a assisté à un intérêt de la recherche sur les différences entre les sexes dans le domaine de la douleur. L'abondante littérature dans ce domaine suggère clairement que les hommes et les femmes diffèrent dans leurs réponses à la douleur, avec une sensibilité et un risque accru de douleurs couramment observé chez les femmes. De plus, on a observé des différences dans la sensibilité aux interventions antalgiques pharmacologiques et non pharmacologiques ; toutefois, ces effets ne sont pas toujours uniformes et semblent dépendre du type de traitement, des caractéristiques de la douleur et de l'intervenant. Bien que l'origine de ces différences sexuelles soit inconnue, il semble que de multiples processus biologiques et psychosociaux y contribuent. Par exemple, de nouvelles données suggèrent que le génotype et le fonctionnement des opioïdes endogènes jouent un rôle causal dans ces disparités, et de nombreuses études mettent en cause les hormones sexuelles comme facteurs influençant la sensibilité à la douleur. Cependant, l'effet modulateur spécifique des hormones sexuelles sur la douleur chez les hommes et les femmes nécessite une étude plus approfondie pour pouvoir conclure. Les processus psychosociaux comme l'adaptation à la douleur et l'exposition précoce au stress peuvent également expliquer les différences de douleur selon les sexes, en sus des rôles respectifs stéréotypés qui peuvent contribuer aux différences d'expression de la douleur. Les orientations futures de ce domaine de recherche pourraient déboucher sur la mise au point de traitements « sexospécifiques ».


Bartley EJ, Fillingim RB. Sex differences in pain: a brief review of clinical and experimental findings. Br J Anaesth. 2013 Jul;111(1):52-8. Review.

Hurley RW, Adams MC. Sex, gender, and pain: an overview of a complex field. Anesth Analg. 2008 Jul;107(1):309-17.

Pieretti S, Di Giannuario A, Di Giovannandrea R, Marzoli F, Piccaro G, Minosi P, Aloisi AM. Gender differences in pain and its relief. Ann Ist Super Sanita. 2016 Apr-Jun;52(2):184-9.

Aloisi AM. Why We Still Need To Speak About Sex Differences and Sex Hormones in Pain. Pain Ther. 2017 Dec;6(2):111-114. doi: 10.1007/s40122-017-0084-3. Epub 2017 Oct 20.

Koons AL, Rayl Greenberg M, Cannon RD, Beauchamp GA. Women and the Experience  of Pain and Opioid Use Disorder: A Literature-based Commentary. Clin Ther. 2018 Feb;40(2):190-196.

 

Le 2 décembre 2018 :

Métabolisme des opioïdes : danger génomique


Le métabolisme des opioïdes est dépendant de variations génétiques qui peuvent occasionner des effets secondaires graves ; la recherche en est au début de son parcours dans un domaine qui a pris son essor depuis le décryptage du génome humain.

 

La conséquence pratique est  la nécessité d’une connaissance précise  de la pharmacologie des médicaments antalgiques et des interactions possibles. Dans cette optique, la rotation des opioïdes présente un danger particulier du fait des voies métaboliques différentes et du changement brutal de molécule. Ce risque serait présent chez 20 % des patients (1). Ainsi, une application sur PC devrait rapidement voir le jour : OPIOCONVERT. Elle invalidera les équivalences déjà publiées en privilégiant la sécurité aux dépens de l’efficacité lors de la première rotation.

Un exemple de variabilité génétique : l’oxycodone

 

L'enzyme CYP3A4 métabolise l'oxycodone par N-déméthylation en noroxycodone dénuée de potentiel analgésique, et l'enzyme CYP2D6 catalyse l'O-déméthylation de l'oxycodone en oxymorphonequi est 14 fois plus puissante que l'oxycodone (2) Les polymorphismes génétiques du CYP2D6 ont un effet majeur sur l'efficacité analgésique et le profil des effets secondaires de l'oxycodone ; les personnes métabolisant rapidement  l’oxycodone du fait de leur variété de CYP2D6  présentent un effet analgésique et une toxicité accrustandis que la variété  « CYP2D6 métaboliseur lent » présente une efficacité réduite de l’oxycodone. De plus, une interaction médicament-médicament est très préoccupantecar les inhibiteurs du CYP3A4 peuvent augmenter considérablement l'effet analgésique et la toxicité de l'oxycodone chez les patients présentant le phénotype « CYP2D6 métaboliseurs rapides ou ultrarapides ». Ci-dessous un exemple d’interaction médicament –médicament : fluconazole et oxycodone, médicaments tous deux fréquemment utilisés au cours des cancers.

 

En somme, le blocage de la voie de neutralisation de l'oxycodone par le CYP3A4 entraîne une disponibilité accrue d’oxycodone pour la voie du CYP2D6 qui peut elle-même conduire, chez des métaboliseurs rapides, à une production d'oxymorphone qui est 14 fois plus puissante que l’oxycodone.


Un exemple d’interaction médicament-médicament selon Thériaque :

FLUCONAZOLE
+ OXYCODONE

- Nature du risque et mécanisme d'action :
majoration des effets indésirables, notamment respiratoires, de l'oxycodone par diminution de son métabolisme hépatique par le fluconazole.

- Niveau de contrainte :
association déconseillée.

- Conduite à tenir :
aucune information recensée.


2. Informations Thériaque 

Le mécanisme de cette interaction est une inhibition enzymatique du métabolisme hépatique de l'oxycodone métabolisée par l'isoenzyme CYP 3A4 du cytochrome P450) par le fluconazole, inhibiteur enzymatique modéré de l'isoenzyme CYP 3A4 (1) du cytochrome P450).

(1) Les principaux inhibiteurs de l'isoenzyme CYP3A4 connus (diminution de l'activité des CYP) sont : 
. jus de pamplemousse, 
. amiodarone, 
. antagonistes des canaux calciques (diltiazem, vérapamil), 
. antifongiques azolés (kétoconazole, itraconazole, fluconazole, miconazole, posaconazole, voriconazole), 
. cimétidine, 
. delavirdine, 
. inhibiteurs de protéases (ritonavir, nelfinavir, amprénavir, indinavir, atazanavir),
. imatinib, 
. macrolides (érythromycine, clarithromycine, josamycine, télithromycine),
. association quinupristine + dalfopristine, 
. stiripentol. 

L'inhibition, à l'inverse de l'induction, s'exerce le plus souvent au niveau d'un seul CYP.
L'inhibition, à l'inverse de l'induction, est rapide et répond schématiquement à deux mécanismes :
- une réelle inactivation du CYP par l'inhibiteur ; 
- une compétition au niveau d'un même CYP entre deux substances administrées simultanément, fixées et métabolisées par le même CYP. 
Ce deuxième mécanisme, plus fréquemment impliqué, résulte d'une affinité de la substance inhibitrice pour le CYP considéré, qui est supérieure à celle de la substance inhibée. En fonction de leur degré d'affinité pour un CYP donné, certains médicaments peuvent, dans ces conditions, se comporter comme des inhibiteurs du métabolisme de médicaments moins affines, mais aussi voir leur métabolisme inhibé par d'autres médicaments plus affines.

Une synthèse sur les interactions médicamenteuses et les cytochromes ainsi qu'une liste non exhaustive de médicaments (principes actifs) métabolisés préférentiellement par un CYP, et donnant lieu à des interactions cliniquement significatives, établie par l'ansm (http://ansm.sante.fr/) est présentée dans la rubrique informations utiles sur www.theriaque.org.


Pour en savoir davantage :


Sources :


Knezevic NN, Tverdohleb T, Knezevic I, Candido KD. The Role of Genetic Polymorphisms in Chronic Pain Patients. Int J Mol Sci. 2018 Jun 8;19(6)

 

Poulain P. Quand une douleur devient rebelle. Congrès du 22 novembre 2018. Nice. Le CLEF. La sédation en soins palliatifs dabs une démarche d’accompagnement.

 

Le 20 novembre 2018 :



Sous-évaluons-nous la prévalence des douleurs mixtes ?

Cela pourrait bien être le cas à la lecture des résultats d’une étude finlandaise. 

Sans surprise, les personnes âgées vivant indépendamment à domicile et souffrant de douleurs chroniques ont vu leur santé et leur mobilité se détériorer et se sont senties plus tristes, plus seules et plus fatiguées que les personnes sans douleur chronique. Un gériatre a effectué des évaluations cliniques pour 106 patients souffrant de douleur chronique de 2009 à 2013. De ce nombre, 66  souffraient de trois localisations, 35 en avaient deux et 5 souffraient d'une seule. La douleur musculo-squelettique était la plus intense pour 88 (83 %) des patients. 

De manière plus surprenante, elle était nociceptive pure chez 61 patients (58 %), neuropathique pure chez 9 patients (8 %), nociceptive et surtout mixte (neuropathique et nociceptive  combinées) chez 34 (32 %), enfin jugée idiopathique chez 2 patients (2 %). Sur une échelle d'évaluation numérique de 0 à 10, l'intensité moyenne et maximale de la douleur était de 5,7 et 7,7, respectivement. L'intensité moyenne et l'intensité maximale de la douleur diminuent avec l'âge. La durée de la douleur était supérieure à 5 ans chez 51 patients (48 %). 

Source : Rapo-Pylkkö S, Haanpää M, Liira H. Chronic pain among community-dwelling elderly: a population-based clinical study. Scand J Prim Health Care. 2016 Jun;34(2):159-64.

Le 15 novembre 2018 :

En octobre 2018,  Coyle (Coyle et al, 2018) rappellent comment éviter des effets secondaires indus qui ont fait la réputation des opioïdes : celle de médicaments potentiellement mortels. 
La dose de départ doit être faible, le médicament doit être titré de manière individuelle afin de laisser au patient le temps de s'adapter. 
Le médicament doit être administré de façon régulière pour éviter une chute soudaine des concentrations sanguines et, dans la plupart des cas, la voie et les autres modalités d’administration doivent permettre une absorption progressive afin d’éviter des pics soudains élevés de concentration du médicament.
 
Coyle S, Elverson J, Harlow T, Jordan A, McNamara P, O'Neill C, Quibell R, Regnard C, Spiller J, Stephenson J. The myth that shames us all. Lancet. 2018 Oct 6;392(10154):1196.

Le 5 novembre 2018 :

On estime qu'un adulte américain sur cinq souffrait de douleur chronique en 2016, et 8 % de douleur chronique à fort impact, définie comme limitant la vie ou les activités professionnelles la plupart des jours ou tous les jours au cours des six derniers mois, selon un rapport du CDC relatif à 2016. 

Selon un rapport de l'Institute of Medicine (IOM) publié en 2011, la douleur chronique est un problème de santé publique de plus en plus préoccupant aux États-Unis, qui coûte environ 560 milliards de dollars chaque année en soins médicaux, en perte de productivité ou en services aux handicapés. En plus d'interférer avec les activités quotidiennes, la douleur chronique est associée à la dépendance aux opioïdes, à l'anxiété et à la dépression, et à une mauvaise qualité de vie, selon le rapport du CDC. 

L'analyse a révélé que les Blancs non hispaniques présentaient la prévalence de douleur chronique, ajustée selon l'âge, la plus élevée (21 %) parmi les différents groupes raciaux et ethniques, bien qu'il n'y ait aucune différence entre les groupes quant au taux de douleur chronique à impact élevé. Les anciens combattants étaient également plus susceptibles de déclarer des douleurs chroniques (26 %), mais non des douleurs chroniques à impact élevé. La douleur chronique était également plus fréquente chez les femmes (20,8 %), les adultes qui occupaient auparavant un emploi mais ne travaillaient pas actuellement (29,2 %), les adultes vivant sous le seuil de pauvreté (29,6 %) ou près de celui-ci (25,9 %) et ceux vivant en milieu rural (24 %). Les adultes ayant au moins un baccalauréat étaient moins susceptibles que les personnes ayant tous les autres niveaux de scolarité d'éprouver de la douleur chronique. 

Commentaire personnel : des facteurs socio-économiques sont à l'oeuvre dans épidémiologie des douleurs chroniques. Ne considérer que les données de la science médicale est insuffisant pour les comprendre.
 
Source : Kuehn B. Chronic Pain Prevalence. JAMA. 2018 Oct 23;320(16):1632.

Le 5 septembre 2018 :

L'accès aux antalgiques dans le monde :


http://sante.lefigaro.fr/article/trois-personnes-sur-quatre-dans-le-monde-n-ont-pas-acces-aux-antidouleurs/

Le 18 juin 2018 :

Douleur chez la personne âgée et addiction aux  jeux de hasard : quelle relation ?

 

Cette publication m’a été signalée par Monsieur Louis Lacaze.

 

Parke (Parke et al, 2017) a voulu  savoir s’il existait chez les seniors une corrélation entre l’addiction aux jeux d’argent et une éventuelle fragilité physique, une douleur chronique, la solitude et un état dépressif.

 

 Les auteurs  ont interrogé 595 seniors âgés de 65 à 94 ans dont l’âge moyen était de 74.4 ans. Ils ont été soumis à des batteries de tests classiques visant à mesurer les niveaux de leurs éventuels handicaps et une éventuelle correspondance avec leur participation aux jeux d’argent.

 

Les résultats de l’étude ont montré une nette addiction chez 16% des participants, de haut niveau chez 7.6% des sujets. Les effets de la fragilité physique et de la douleur chronique, relativement modestes mais statistiquement significatifs, sont responsables de l’addiction par le biais  de la dépression et de l’anxiété. 



Schéma de causalités proposé par les auteurs, inclus dans la publication complète référencée ci-dessous.

 

Pour les non anglophones :

Pain : douleur

Frailty : fragilité

Loneliness : solitude

Gambling : jeu de hasard

 

Gambling

 

Source

 

Parke A, Griffiths M, Pattinson J, Keatley D. Age-related physical and

psychological vulnerability as pathways to problem gambling in older adults. J

Behav Addict. 2018 Mar 1;7(1):137-145.

 

Publication complète : Age-related physical and psychological vulnerability as pathways to problem gambling in older adults

 

Le 19 mai 2018 :



La reconnaissance de la douleur et son  évaluation  par des outils appropriés et validés est hautement recommandée chez les patients atteints de troubles cognitifs suffisants pour les rendre incapables de s’exprimer verbalement. Les auteurs (Rostad et al, 2018) ont le mérite de s’interroger sur l’efficacité de telles mesures. Du fait de cette utilisation, des modifications se sont-elles apparues dans les scores de la douleur ou dans l’utilisation  d'analgésiques chez les résidents de maisons de retraite atteints de démence grave ?
Les auteurs ont étudié en Norvège les cas de 112 résidents de maisons de retraite âgés de 65 ans et plus atteints de démence qui n'avaient pas la capacité de décrire eux-mêmes leur douleur ou étaient déclarés « non verbaux ».

Le groupe expérimental a été régulièrement évalué avec une échelle de douleur standardisée (le Doloplus-2) deux fois par semaine pendant une période d'intervention de 12 semaines. Le groupe témoin a reçu les soins habituels. Le résultat principal était le score de douleur mesuré avec Doloplus-2 et le résultat secondaire était l'utilisation d'analgésiques (équivalents de morphine par voie orale et milligramme / jour de paracétamol). Les résultats ont été relevés au départ et à la fin de la semaine 12. Le personnel infirmier des groupes expérimentaux et de contrôle avait reçu une formation pour collecter les données.

Aucun effet global de l'évaluation régulière de la douleur n'a été trouvé sur le score de douleur ou sur l'utilisation d'analgésiques. Le score moyen de Doloplus-2 et l'utilisation d'analgésiques sont demeurés inchangés et supérieurs au seuil recommandé, et ce dans les deux groupes.

Des hypothèses expliquant ces résultats décevants ont été émises par les auteurs, même s’il manque encore des preuves pour conclure qu'une évaluation régulière de la douleur à l'aide d'un outil d'évaluation n'est pas cliniquement pertinente. Les résultats indiquent surtout, d’après eux, que la douleur continue d'être traitée de façon inadéquate chez les résidents de maisons de retraite atteints de démence grave. Ils avancent l’idée que d’autres recherches sur la façon dont l'évaluation de la douleur standardisée peut être utilisée sont nécessaires ; ainsi, ils remettent implicitement en cause l’outil lui-même.

Commentaires de Bernard Pradines : il est aussi possible que l’utilisation d’outils d’évaluation soit non productive si aucune concertation pluridisciplinaire n’a lieu autour du cas considéré. Dans ce cas, l’outil d’évaluation n’est qu’une bonne conscience protocolisée qui, au pire, évite de se poser les bonnes questions. 
Si les compétences en matière de douleur ne sont pas au rendez-vous, l'outil n'y changera probablement rien, à moins que les limites de l'efficacité thérapeutique aient été atteintes préalablement à son utilisation. De plus, ces outils ne peuvent pas rendre compte du mécanisme et du contexte complexe dans lequel survient la douleur : étiologie, siège, composantes cognitive et affectivo-émotionnelle, habitudes comportementales, coexistence d’une anxiété ou d’une dépression, etc. Pire, ils sont incapables, au moins pour les outils d’hétéro-évaluation, de s'approcher, même de façon élémentaire, de la physiopathologie  : douleurs nociceptives, neurogènes ou mixtes, douleurs viscérales ou somatiques, etc.

Autrement dit, devant tant d’incertitudes, l’évaluation devrait être requalifiée en détection ou en dépistage, tout le reste de la démarche restant à  effectuer.

Source :
Rostad HM, Utne I, Grov EK, Småstuen MC, Puts M, Halvorsrud L. The impact of a pain assessment intervention on pain score and analgesic use in older nursing home residents with severe dementia: A cluster randomised controlled trial. Int J Nurs Stud. 2018 Apr 30;84:52-60.
 


  Echelle de détresse respiratoire RDOS (Source : Comment mettre en œuvre une sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès ?  Guide de l'HAS du 15 mars 2018)

Comment mettre en œuvre une sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès ?  Guide de l'HAS du 15 mars 2018

Atlas des soins palliatifs et de la fin de vie en France. Première édition 2018.

Formulaire d’aide à la rédaction des directives anticipées proposé la Haute Autorité en Santé française (HAS)  


Modifications relatives à la page traitant des contentions dont :

Les recommandations consécutives à une conférence de consensus, relatives à la "liberté d’aller et venir dans les établissements sanitaires et médico-sociaux, et obligation de soins et de sécurité"  édictées en 2004 par l'ANAES (Agence Nationale d'Accréditation et d'Évaluation en Santé devenue Haute Autorité de Santé en 2012) et la  FHF (Fédération Hospitalière de France) sont pour le moins explicites : "la contention est pour le jury une atteinte à la liberté inaliénable d’aller et venir. La contention systématique doit être interdite."


Euthanasie des vieillards : une décision individuelle ?

Le 1er janvier 2018 :

Prévention des démences de l’âge avancé : pas de baguette magique

Le 26 novembre 2017

Mise en ligne de la conférence du 21 novembre 2017 à Albi relative à la fin de la vie

Le 20 novembre 2017 :

Un espoir se fait jour : trouver des agonistes des récepteurs µ qui auraient moins d’effets respiratoires et gastro-intestinaux que les opioïdes classiques. Voir schéma et références.

Le 15 novembre 2017

la déclaration d'Edinburgh de l'AMM (2000) relative à la peine de mort.

Le 8 novembre 2017 : 

Lien vers les documentaires et films remarquables 

Le 7 novembre 2017

Lien vers la chaîne vidéo de l'auteur de ce site 

Le 23 octobre 2017

Annie de Vivie publie un guide pour les aidants : http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-seniors/franceinfo-seniors-devenir-aidant-en-10-conseils_2408231.html

Le 29 septembre 2017

·         Un projet notable de maison de vie et de répit dans le Tarn (France)

Le 24 août 2017

The ethics of postoperative pain management: Mapping nurses' views

Intéressante étude franco-américaine, parue en 2017, sur les opinions  des infirmières hospitalières quant à la répétition des antalgiques en phase post-opératoire à la demande du patient. Leur point de vue a été comparé avec celui de non-professionnels, de médecins et d’autres professionnels de santé, aides-soignants et psychologues : 138 infirmières, 32 aides-soignantes, 33 médecins, 23 psychologues, et 169 non-professionnels ont participé.

Quatre opinions significatives ont été dégagées : la plupart des infirmières (57 %) ont considéré qu’un refus n’est pas acceptable, quelles que soient les circonstances.  Une importante minorité des participants, mais 52 % des médecins, ont considéré que le refus était  acceptable si le niveau de douleur est bas et si le risque de iatrogénie est élevé. Les autres participants, surtout les non-professionnels, ont estimé que le refus est acceptable chaque fois  qu’un risque d’effet secondaire, grave ou même léger, était présent.

Commentaires : voici des résultats qui iraient à l’encontre de l’idée dominante, à savoir la moindre des sensibilités des professionnels à la douleur d’autrui.

Source :

Cano Romero MD, Muñoz Sastre MT, Quintard B, Sorum PC, Mullet E. The ethics of postoperative pain management: Mapping nurses' views. Int J Nurs Pract. 2017 Apr;23(2).

Mapping French people and health professionals' positions regarding the circumstances of morphine use to relieve cancer pain

Faut-il administrer de la morphine aux patients cancéreux en phase terminale ? Cette question semble triviale en 2017. Le mérite des auteurs est de l’avoir posée en France à 120 non-professionnels et à 30 professionnels de santé.

En tout, 91% des participants sont d’accord avec cette attitude quand le score de douleur est élevé (7 ou davantage sur une échelle numérique de 10) si la décision d'accroître la dose d’antalgique est prise collectivement. Ce pourcentage chute à 69 % si l’équipe n’est pas impliquée dans la décision et à seulement 40 % si le score est bas (4 sur 10). Conclusion des auteurs : si une opposition à l’utilisation de la morphine existe, elle n’est pas liée à un refus de la morphine en soi mais aux circonstances de son utilisation.

Source :

Mazoyer J, Sastre MTM, Sorum PC, Mullet E. Mapping French people and health professionals' positions regarding the circumstances of morphine use to relieve cancer pain. Support Care Cancer. 2017 Sep;25(9):2723-2731.

Le 1er août 2017

Une novlangue idéologique

Le 12 juillet 2017. 

1.      Fin de l'actualisation du site : nombreuses améliorations de forme dont la révision des liens.

2.      Un patient souffrant de maladie d'Alzheimer ou de maladie apparentée parvenues au stade de désorientation avec errance devrait certainement  être porteur, quand ceci est réalisable, des renseignements contenus dans le document suivant :

www.geriatrie-albi.com/carte_urgence_Alzheimer.pdf

Le 23 juin 2017 :

Un bon rapport omega6/oméga 3 est actuellement recherché en prévention dans le domaine nutritionnel. Selon Sibille (Sibille, 2017) ce rapport  au niveau plasmatique serait corrélé avec la sévérité du retentissement de la gonarthrose. L’hypothèse physiopathologique repose sur le rôle bénéfique des oméga 3 et sur celui, délétère, des oméga 6. Reste à définir si ces résultats auront une incidence thérapeutique.

 

Source : Sibille KT, King C, Garrett TJ, Glover TL, Zhang H, Chen H, Reddy D, Goodin BR, Sotolongo A, Petrov ME, Cruz-Almeida Y, Herbert M, Bartley EJ, Edberg JC, Staud R, Redden DT, Bradley LA, Fillingim RB. Omega-6: Omega-3 PUFA Ratio, Pain, Functioning, and Distress in Adults with Knee Pain. Clin J Pain. 2017 May 24.

Le 5 juin 2017, des ouvrages à lire :

Trivalle2017

Tri

100

Kir2014

Micas Alzheimer 20162016

 

le 22 mai 2017 : conférence à Cahuzac-sur-Vère le 6 octobre 2017

www.geriatrie-albi.com/Maquette_Programme_6_octobre_17.pdf

le 27 avril 2017 :
http://bioethique.com/index.php/relationmedecinmalade/lerefusdesoins/148-ilrefusetoutmemedeselaver

 

le 23 mars 2017.

Le retour d’une vieille connaissance : le méthoxyflurane

Voici une antalgique de retour : j’eus l’occasion de l’utiliser en anesthésie avant son retrait du marché. Il permettait une économie notable d’opioïdes. Le voici à nouveau pour l’analgésie en urgence.

http://www.cnrd.fr/Analgesie-d-urgence-le.html?id_rub=1340&utm_source=All&utm_campaign=CNRD-NEWSLETTER+n%C2%B012&utm_medium=email

le 19 février 2017 :

Résultats d’une étude norvégienne montrant les possibilités de réduction des médicaments après prothèse totale de hanche : sont réduits les antalgiques dont les AINS et les opioïdes, les hypnotiques et les anxiolytiques mais non les antidépresseurs.

Commentaires personnels : la chirurgie de la hanche peut être un bon moyen de réduire la polymédication chez une personne âgée.

 

Source : Blågestad T, Nordhus IH, Grønli J, Engesæter LB, Ruths S, Ranhoff AH, Bjorvatn B, Pallesen S. Prescription trajectories and effect of total hip arthroplasty on the use of analgesics, hypnotics, antidepressants, and anxiolytics: results from
a population of total hip arthroplasty patients.
Pain. 2016 Mar;157(3):643-51.

 

le 11 février 2017 : publication par l'auteur de ce site dans la revue NPG à propos de l'anesthésie générale au cours de la maladie d'Alzheimer. 

Possibilité de lecture gratuite jusqu'au 31 mars 2017 : 

https://authors.elsevier.com/a/1UX9l5o2-h48hZ

Référence : Pradines B. Anesthésie générale et maladie d’Alzheimer : un autre coupable ? NPG Vol 17 - N° 97 , P. 1-4 - février 2017

 

 

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