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Dernière mise à jour le 8 avril 2021

voir aussi : GérontoLiberté avec deux publications par semaine

Les éléments les plus récents apparaissent en premier dans la liste ci-dessous : 

 

·       Le 8 avril 2021

Selon Georges Lambert, ancien gériatre, l'assentiment en USLD et en EHPAD est le nom du savoir-faire des soignants dans le prendre soin.

Il en parlera et échangera autour de ce thème lors d’une visioconférence le jeudi 8 avril 2021 de 20h30 à 22h30 (heures de Paris) sous l'égide de l'Association Tarnaise de Gérontologie.

Comprendre l'assentiment quand le consentement est impossible

L'assentiment en USLD et en EHPAD est le nom du savoir-faire des soignants dans le prendre soin.


Inscription à bpradines@aol.com



Non, résolument non !

Bernard Pradines



Ancien gériatre, j’émets les plus vives réserves quant à une évolution rétrograde de la loi de 2016 concernant les soins lors de la fin de la vie. Pour moi l’aide active à mourir, qui prévoit des mesures radicales telles que l’euthanasie et le suicide médicalement assisté, ne peut être intégrée à une stratégie palliative.



Reste à pouvoir appliquer à bon escient les dispositions de la loi citée ci-dessus dont une sédation profonde dans les cas précis qui le requièrent.  La pratique m’a montré la tendance diffuse de notre société à trouver embarrassante la persistance d’états de dépendance censés coûter cher dans sa course effrénée à la rentabilité et au profit. Si les uns y recourent, pourquoi pas les autres qui n’ont pas encore compris qu’ils sont onéreux et que leur image fait souffrir la société et leur famille ?



L’Histoire et l’émergence des Droits de l’Homme nous ont enseigné le rejet des pratiques expéditives et nous a conduits à aller plus loin : vers le respect de la vie des citoyens âgés vulnérables. Je souhaite que ces personnes, de plus en plus nombreuses, terminent leur vie dans la dignité, c’est-à-dire respectées, correctement accompagnées et soignées jusqu’au bout.



C’est pourquoi je partage les objectifs de la SFAP* et ses objections quant au récent projet de loi visant à procurer une « aide active à mourir ».



*SFAP



Sans me livrer à une vraie revue de littérature, je repère les publications qui me semblent dignes d’intérêt depuis le 18 mars 2021 dans le listing quotidien de Kamps et Hoffmann : https://covidreference.com/top10


A noter que les mises à jour de cette page ne feront pas systématiquement l'objet d'un avis de publication par courriel comme les autres articles. Depuis le 3 avril 2021, une phrase en bleu en français introduit les références choisies.


https://free-geriatrics.overblog.com/2021/03/references-notables-de-bibliographie-sur-la-covid-19.html



Je souhaite vous inviter à une visioconférence sur un sujet d'actualité qui exige réflexion. 


Cette visioconférence a lieu sous l'égide de l'Association Tarnaise de Gérontologie et est ouverte à tous publics ; elle aura lieu le mercredi 24 mars 2021 de 18 heures à  20 heures (heures de métropole française) sur le thème suivant :

« La philosophie des soins à l’épreuve de la covid-19 »

L’animateur en sera Christophe Pacific, qualifié enseignant chercheur / maitre de conférence en Sciences infirmières, Docteur en Philosophie de l’Ecole Ethique de la Salpêtrière (Paris – France), enseignant à l’IFSI d’Albi (France).

Vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire à bpradines@aol.com



Covistress : faire état du stress de celles et ceux qui travaillent dans le secteur de l'aide et des soins au grand âge

Au travers du questionnaire anonyme en lien ci-dessous, le CHU de Clermont-Ferrand souhaite étudier l’impact du COronaVIrus sur votre vie et votre STRESS, en particulier sur le travail et la vie personnelle. Même si vous n’avez pas eu de contact avec une personne porteuse du virus, l’impact que peut avoir cette épidémie sur votre vie est intéressant pour faire un bilan du retentissement de la pandémie sur les aidants professionnels. Cette étude est une collaboration internationale entre plusieurs Institutions (Centres Hospitaliers Universitaires, Universités, CNRS, Santé au Travail).

Si vous travaillez auprès des personnes âgées, vous choisirez : " Vous travaillez dans le secteur de l'Aide et des soins liés au grand âge"

https://covistress.org/

·       Le 11 mars 2021

 

Avis rédigé par le Dr Claire MAHEU, praticien hygiéniste -CH d’Albi sur la base des articles scientifiques et échanges avec experts au 11 mars 2021

 

https://www.geriatrie-albi.com/vaccinASTRA-ZENECA-pourquoi-pas.pdf

 

·       Le 1er mars 2021 :

La contention mécanique est dangereuse

La revue des incidents et accidents de matériovigilance déclarés à l’ANSM, sur la période du 1er janvier 2011 au 10 décembre 2019, sur des dispositifs médicaux de contention, a permis de faire le point sur les dispositifs médicaux de contention au fauteuil et au lit.

Parmi les contentions connues, mécanique, architecturale, médicamenteuse et psychologique, la première d’entre elles continue à occasionner la mort de personnes, en particulier âgées.

C’est ce que relève le rapport de l’ANSM de novembre 2020.

Parmi le observations relevées, l’absence de maintien pelvien au fauteuil apparait comme une erreur pouvant mener à la strangulation ou à la compression thoracique.

Bien sûr, il ne faut pas s’en tenir à cette considération de bon sens et prendre connaissance des accidents décrits et des recommandation prescrites contenues dans le document en lien ci-dessous.

Ces considérations rejoignent les résultats d’études déjà publiées.

A noter que les contentions utilisées chez les personnes âgées sont généralement effectuées au fauteuil et au lit mais non sous la forme de « couchage de contention ».

https://ansm.sante.fr/content/download/186673/2444527/version/1/file/20201110_Rapport-Contention.pdf

 

·       Le 21 février 2021 : Les cris à eux-seuls représentent un défi. Ils ne doivent pas être mis par facilité sur le seul compte de la démence. Il convient de les analyser comme le suggère Jean-Marie Gomas, en particulier à l’aide de la grille DECLIC.

 

·       Le 19 février 2021 : Prioriser la vaccination anti-COVID-19 des personnes âgées : le retour de l'âgisme ?

 

·       Le 4 janvier 2021 : communiqué de l’Association Tarnaise de Gérontologie (ATG) :

 

http://geriatrie-albigeois.over-blog.com/2021/01/communique-de-presse-de-l-association-tarnaise-de-gerontologie.html

 

·       Le 20 décembre 2020 :

Thierry Marmet est professeur associé de médecine palliative à l’Université Toulouse III

Extrait :

« Sachant qu’environ une personne sur huit vivant en France se trouve en dessous du seuil de pauvreté… cela commence à concerner beaucoup de monde.

Parallèlement l’offre de soins s’est aussi dégradée tant dans les dispositifs de premier recours qu’à l’hôpital. L’épidémie de Covid-19 en est un douloureux témoignage. L’âge pourrait être devenu un facteur discriminant d’accès aux soins de réanimation. »

Texte complet :

http://www.geriatrie-albi.com/19-12-20_Discrimination_Thierry-Marmet.pdf

 

·       Le 30 novembre 2020 :

 

Tsuji (Tsuji et al, 2020) émet l'hypothèse que la lombalgie, qui est la maladie la plus courante chez les personnes âgées, est associée à la fragilité et / ou à la sarcopénie et contribue à la progression de l'une ou l'autre condition. L’objectif était d'évaluer la relation entre la lombalgie, la sarcopénie et la fragilité chez les adultes âgés vivant à domicile dans la population japonaise rurale.

 

730 participants âgés de 65 ans et plus ont été recrutés. Ils ont été examinés entre novembre 2016 et décembre 2018. L'Oswestry Disability Index (ODI) a été utilisé pour évaluer quantitativement la lombalgie et les scores ont été comparés pour les groupes fragiles définis par la version japonaise de l'étude sur la santé cardiovasculaire et les groupes de sarcopénie par le groupe de travail asiatique pour la sarcopénie 2019.

 

Parmi 730 participants, la prévalence de la lombalgie était de 57,8 %. Il y avait des différences significatives dans les scores de l’échelle d’incapacité d’Oswestry (ODI) [1] entre les groupes robustes, pré-fragiles et fragiles (p <0,001). L'analyse de régression logistique a montré que la prévalence de la lombalgie et les scores ODI étaient significativement associés à la fragilité après ajustement pour l'âge, le sexe et l'indice de masse corporelle (odds ratio 3,41, intervalle de confiance à 95% 1,39-8,39, p = 0,008 et odds ratio 1,06, intervalle de confiance à 95% 1,04-1,09, p <0,001, respectivement).

 

Il existe une association étroite entre lombalgie et fragilité. Non seulement le déclin de la fonction physique mais aussi des facteurs neuropsychiques, y compris la douleur chronique, constituent un cercle vicieux de fragilité chez les personnes âgées vivant à domicile.

 

Tsuji S, Shinmura K, Nagai K, Wada Y, Kusunoki H, Tamaki K, Ito M, Sano K, Amano M, Hasegawa Y, Kishimoto H, Maruo K, Iseki T, Tachibana T. Low back pain is closely associated with frailty but not with sarcopenia: Cross-sectional study of rural Japanese community-dwelling older adults. Geriatr Gerontol Int. 2020 Nov 27. doi: 10.1111/ggi.14100. Epub ahead of print. PMID: 33245209.

 

[1] En français à l’adresse : https://fedris.be/sites/default/files/assets/FR/Documentation_medicale/Documentation_lombalgie/Autres/oswestryfr.pdf

Traduction en français par l’Agence fédérale belge des risques professionnels

 

·       Le 29 novembre 2020

 

Echelle d’incapacité d’Oswestry (ODI) pour les lombalgies (traduction en français par l’Agence fédérale belge des risques professionnels)

 

·       Le 14 novembre 2020

 

Pendant la quarantaine, les patients souffrant de douleur chronique ont été contraints de rester à la maison et de nombreux patients qui auraient dû bénéficier d’une consultation spécialisée ont choisi de demeurer à domicile par peur d'une infection au COVID-19. 

Maintenant que la quarantaine est levée dans de nombreuses régions de Chine, beaucoup hésitent encore à demander des soins de santé en présentiel. Nous devons envisager des stratégies pour encourager les personnes ayant des problèmes de santé à les prendre en considération, éventuellement grâce au recours à la télémédecine. Dans le même temps, les prestataires de soins doivent savoir que la douleur peut être liée à une infection au COVID-19 sous des présentations variées, soit comme un signe précoce d'infection, soit comme une séquelle d'infection et d'effets iatrogènes tels que l'alitement prolongé et le stress psychologique. 

Enfin, la douleur peut très bien être une manifestation d'un processus non lié au COVID-19. Nous devons nous préparer à voir davantage de patients qui ont contracté une infection au COVID-19 à la clinique de la douleur alors que l'épidémie a ralenti.

Source : Song XJ, Xiong DL, Wang ZY, Yang D, Zhou L, Li RC. Pain Management During the COVID-19 Pandemic in China: Lessons Learned. Pain Med. 2020 Nov 7;21(7):1319-1323. doi: 10.1093/pm/pnaa143. PMID: 32321173; PMCID: PMC7188156.

·       Le 13 novembre 2020 :

 

AINS et maladie thromboembolique

Depuis quelques années, l'attention est attirée sur le risque augmenté de maladie thromboembolique (MTE) chez les patients sous antiinflammatoires non stéroïdiens (AINS). C’est ce que propose Ungprasert[1] dans sa revue systématique de la littérature et sa métaanalyse en 2015. Pour Schmidt[2], ce risque accru concerne aussi des patients ne présentant pas de facteur de risque de MTE. Pour ce dernier auteur, le risque est multiplié par deux ou davantage pour les AINS classiques et pour les inhibiteurs de la COX2.

Pour Lee, ce risque est augmenté chez des patients souffrant de gonarthrose, à l'exception du naproxène[3].

En 2020, Kinsey[4] retrouve que l’utilisation récente des AINS est associée à un risque accru de MTE par rapport à la non-utilisation, mais l'association est nulle ou diminuée par rapport à l'initiation par le paracétamol. D’après cet auteur, les risques élevés de MTE associés à l'utilisation d'AINS dans les études observationnelles peuvent en partie refléter des risques de base différents chez les personnes ayant besoin d'analgésiques et peuvent surestimer le risque encouru par les patients par rapport aux alternatives pharmacologiques.

En conclusion, il semble utile de considérer le risque accru de MTE chez des patients relevant d’un traitement antalgique par paracétamol ou AINS, que le mécanisme physiopathologique soupçonné soit lié à ces thérapeutiques ou au terrain sous-jacent.

 

[1] Ungprasert P, Srivali N, Wijarnpreecha K, Charoenpong P, Knight EL. Non-steroidal anti-inflammatory drugs and risk of venous thromboembolism: a systematic review and meta-analysis. Rheumatology (Oxford). 2015 Apr;54(4):736-42. doi: 10.1093/rheumatology/keu408. Epub 2014 Sep 24. PMID: 25252703

[2] Schmidt M, Christiansen CF, Horváth-Puhó E, Glynn RJ, Rothman KJ, Sørensen HT. Non-steroidal anti-inflammatory drug use and risk of venous thromboembolism. J Thromb Haemost. 2011 Jul;9(7):1326-33. doi: 10.1111/j.1538-7836.2011.04354.x. PMID: 21592304.

[3] Lee T, Lu N, Felson DT, Choi HK, Dalal DS, Zhang Y, Dubreuil M. Use of non-steroidal anti-inflammatory drugs correlates with the risk of venous thromboembolism in knee osteoarthritis patients: a UK population-based case-control study. Rheumatology (Oxford). 2016 Jun;55(6):1099-105. doi: 10.1093/rheumatology/kew036. Epub 2016 Mar 15. PMID: 26983451; PMCID: PMC6281031.

[4] Kinsey TL, Stürmer T, Funk MJ, Poole C, Simpson RJ, Glynn RJ. Incidence of venous thromboembolism following initiation of non-steroidal anti-inflammatory drugs in U.S. women. Rheumatology (Oxford). 2020 Sep 1;59(9):2502-2511. doi: 10.1093/rheumatology/kez653. PMID: 31990357; PMCID: PMC7449805.

 

·         le 11 septembre 2020 :

Le vaccin classique ZOSTAVAX*, commercialisé en France, est crédité d’une efficacité préventive de l’ordre de 50 % [2,3]. Une nouvelle formulation inclut une sous-unité inédite (HZ/su) associant une glycoprotéine E (IgE) et un adjuvant stimulant les cellules T. Il s’agit du SHINGRIX*, qui semble nettement plus efficace que le ZOSTAVAX* chez les plus de 60 ans. A noter que seul le ZOSTAVAX* est actuellement commercialisé en France. Le SHINGRIX* doit encore être évalué quant à son efficacité clinique et à ses effets adverses ; son immunogénicité est forte et les effets secondaires les plus fréquents sont représentés par la douleur au site d’injection sans autre conséquence grave [4]. Cet effet local semble plus important avec la voie sous-cutanée qu’avec la voie intramusculaire [5,6]. Les autres effets indésirables constatés sont la fatigue, les céphalées, les myalgies et les frissons [7]. Enfin, deux cas de pathologies en relation avec l’immunité ont été attribués à la vaccination pratiquée chez 634 personnes en phase III [8]. Il est désormais disponible en Allemagne depuis 2018 mais non en France.

·         le 6 septembre 2020 : mise à jour, essentiellement de forme, de la page relative aux troubles du comportement : http://geriatrie-albi.com/CAP.html

·         le 22 août 2020 :

Sommes-nous égaux face à la douleur de nos semblables ?

Bernard Pradines

L’étude de l’empathie à la douleur passe désormais par l’imagerie cérébrale de ceux à qui on présente l’image d’une personne souffrante. Pour les soignants, ces résultats doivent encourager à l’écoute et à l’interdisciplinarité lors la détection et de l’évaluation de la douleur.

C'est ce que nous suggère déjà l'étude d’Osborn publiée en 2009 (Osborn et al, 2009). Des images ou de courts clips montrant des situations douloureuses sont présentés à des sujets non douloureux. Approximativement un tiers d'entre eux font état d'une authentique expérience douloureuse lors du visionnement de ces scènes. Parmi les « répondeurs », dix d'entre eux sont comparés à dix « non-répondeurs » dans une étude avec IRM encéphalique. On présente alors à tous les sujets des images fixes de situations douloureuses. Les répondeurs activent des aires cérébrales en relation avec les sensations et les émotions éprouvées lors d'une expérience douloureuse. Ceci contraste avec les non-répondeurs qui activent très peu ces zones.

Cette étude est fort instructive quant aux disparités observées lors de l'hétéroévaluation de la douleur chez la personne âgée non verbalisante. 

La subjectivité de l'observateur est un élément majeur de l'appréciation clinique. Ces constats demandent encore à être précisés. Mais il est troublant de constater que des marqueurs d’imagerie encéphalique d’empathie à la douleur peuvent être différents selon un critère aussi trivial que l’attractivité du visage (Kopis et al, 2020). Tremblay retrouve aussi des variations interindividuelles face à des représentations faciales de douleur (Tremblay et al, 2020). Autre exemple, une relation entre empathie à la douleur d’autrui et le fait d’être un consommateur excessif d’alcool a été mise en évidence par Rae (Rae et al, 2020). L’épilepsie essentielle pourrait aussi jouer un rôle (Jiang et al, 2020) négatif sur l’empathie à la douleur.

Ainsi, les résultats de diverses études récentes sont troublants et pourraient nous aider, encore timidement, à comprendre pourquoi nous n’avons pas tous la même aptitude à ressentir la douleur d’autrui. Ceci aura des conséquences philosophiques, anthropologiques et psychologiques considérables. Pour les soignants, c’est la modestie individuelle qui est au rendez-vous du travail en équipe et de l’écoute des autres témoins de la personne douloureuse.

Références :

Osborn J, Derbyshire SW. Pain sensation evoked by observing injury in others. Pain. 2010;148(2):268-274. doi:10.1016/j.pain.2009.11.007

Kopiś N, Francuz P, Zabielska-Mendyk E, Augustynowicz P. Feeling Other People's Pain: An Event-Related Potential Study on Facial Attractiveness and Emotional Empathy. Adv Cogn Psychol. 2020;16(2):169-175. Published 2020 May 29. doi:10.5709/acp-0294-8

Tremblay MB, Marcoux A, Turcotte V, et al. I Can But I Shall Not Always Be Empathic [published online ahead of print, 2020 Aug 5]. Psychol Rep. 2020;33294120945180. doi:10.1177/0033294120945180

Rae CL, Gierski F, Smith KW, et al. Differential brain responses for perception of pain during empathic response in binge drinkers compared to non-binge drinkers. Neuroimage Clin. 2020;27:102322. doi:10.1016/j.nicl.2020.102322

Jiang Y, Zhu M, Yu F, Wang K. Impaired empathy in patients with idiopathic generalized epilepsy: An event-related potentials study [published online ahead of print, 2020 Jul 18]. Epilepsy Behav. 2020;111:107274. doi:10.1016/j.yebeh.2020.107274

 

·         Le 18 août 2020 :

Dans la page relative au schéma corporel : http://geriatrie-albi.com/bonhommedouleur.html

- la pratique ancienne de documents situés près du lit du malade ou du résident a été largement supprimée. Aussi, il conviendra de disposer ce schéma dans un endroit différent mais situé à la vue du plus grand nombre d’intervenants.

·        Le 17 août 2020 :

Droits de la famille :

Une question fréquente : comment accéder au dossier médical d'un parent décédé.

Voir : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000601005&dateTexte=&categorieLien=id

Voir aussi : https://www.cada.fr/administration/dossier-m%C3%A9dical-dun-ayant-droit dont les références 20150661 et 20161232 dans lesquels vous trouverez « la composition de l’ordre successoral »

·       Le 16 août 2020 :

Droits de la personne âgée :

Dans les établissements pour personnes âgées, l’exemple du département du Tarn (France) :

Dans le département, du Tarn, il est possible de s'adresser à cinq personnes depuis le 17 juin 2020 : désignation de personnes qualifiées par la préfecture du Tarn, l’ARS du Tarn et le Conseil Départemental du Tarn.

C'est peu dire que les droits des personnes âgées vulnérables sont mal connus. Par exemple en cas de volonté de recours contre une décision les concernant dans un différend avec un établissement. On peut penser bien sûr d'abord à un placement en contrainte. Pour cela, la loi a pourtant prévu une disposition demeurée confidentielle : la personne qualifiée.

Article L311-5 du Code de l'action sociale et des familles :

« Toute personne prise en charge par un établissement ou un service social ou médico-social ou son représentant légal peut faire appel, en vue de l'aider à faire valoir ses droits, à une personne qualifiée qu'elle choisit sur une liste établie conjointement par le représentant de l'Etat dans le département, le directeur général de l'agence régionale de santé et le président du conseil général. La personne qualifiée rend compte de ses interventions aux autorités chargées du contrôle des établissements ou services concernés, à l'intéressé ou à son représentant légal dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat ».

Source : http://tinyurl.com/n8lygpe

·       Le 21 juillet 2020 :

Mise en ligne de la lettre n°133 de l’association Roger Garin :

http://www.geriatrie-albi.com/lettreARG133.pdf

 

·       Le 19 juillet 2020 :

Masques

Une nouvelle publication d’étude concernant le masquage généralisé : en mars 2020, le Mass General Brigham, la plus grande organisation de soins de santé du Massachusetts (12 hôpitaux, plus de 75000 employés), a mis en place un masquage universel de tous les travailleurs de la santé et des patients à l’aide de masques chirurgicaux. Pendant la période de pré-intervention, le taux de positivité du SARS-CoV-2 a augmenté de façon exponentielle, avec un temps de doublement des cas de 3,6 jours. Au cours de la période d'intervention, le taux de positivité a diminué linéairement de 14,65% à 11,46%, avec une baisse moyenne pondérée de 0,49% par jour et une variation nette de la pente de 1,65% de baisse supplémentaire par jour par rapport à la période pré-intervention.

Source :

Wang X, Ferro EG, Zhou G, Hashimoto D, Bhatt DL. Association Between Universal Masking in a Health Care System and SARS-CoV-2 Positivity Among Health Care Workers. JAMA. 2020 Jul 14. PubMed: https://pubmed.gov/32663246. Full-text: https://doi.org/10.1001/jama.2020.12897

 

La douleur après l’orage

Selon Vittori (Vittori et al, 2020), les conséquences prévisibles à long terme de la Covid-19 devraient être anticipées.

Première stratégie : l'anticipation des risques posés par une pandémie de COVID-19 pour les patients et les professionnels de santé. Les autorités devraient être incitées à mobiliser des ressources à ces fins et à réunir des équipes multidisciplinaires à mesure que la pandémie augmente et commence à se dissiper, pour identifier les patients et les professionnels les plus vulnérables afin de gérer leurs problèmes de santé mentale.

La deuxième stratégie consiste à surveiller les survivants du SDRA de la COVID-19 pour identifier les facteurs de risque de développement d’un état de stress post-traumatique (ESPT), d’une douleur chronique et d'un syndrome de type fibromyalgique. Cette surveillance devrait être dotée d’outils thérapeutiques (pharmacologiques, psychologiques et professionnels) visant à atténuer le risque de développer un syndrome douloureux et ses séquelles.

La troisième et dernière stratégie devrait  se concentrer sur la planification d'études multidisciplinaires et multicentriques pour identifier la prévalence et l'histoire naturelle des incapacités physiques et psychologiques, y compris la douleur chronique et d'autres séquelles à long terme chez les survivants du SDRA du COVID-19 afin d'évaluer l’efficacité des traitements mis en œuvre.

Source :

Vittori A, Lerman J, Cascella M, et al. COVID-19 Pandemic Acute Respiratory Distress Syndrome Survivors: Pain After the Storm? Anesth Analg. 2020;131(1):117-119.

 

·       Le 30 juin 2020 :

 Covid-19 et douleurs

L’infection par le SARS-CoV-2 est susceptible de provoquer des douleurs aigues à types de myalgies, arthralgies, douleurs abdominales, céphalées et douleurs thoraciques. Il reste à évaluer le risque de douleurs chroniques, potentiellement plus fréquentes chez les personnes âgées, après  tout séjour en réanimation pour syndrome de détresse respiratoire aiguë. Des aspects spécifiques à la Covid-19 pourraient concerner des troubles neurologiques susceptibles d’entrainer des neuropathies, des effets indésirables neurogènes des médicaments tels qu’antiviraux et hydroxychloroquine, enfin les états de stress post-traumatiques accrus par la distanciation tout au long du parcours de soin et l’isolement vestimentaire des soignants.

Source: 

Lambru G, Elias LA, Yakkaphan P, Renton T. Migraine presenting as isolated facial pain: A prospective clinical analysis of 58 cases [published online ahead of print, 2020 Jun 17]. Cephalalgia. 2020;333102420933277. doi:10.1177/0333102420933277

Lien vers le document complet :

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7261464/

 

·       Le 4 mai 2020 :

Evaluation de la qualité du sommeil d’après l’université de Laval (Québec) : le score ISI

Score ISI (Index de Sévérité de l’Insomnie)

Depuis le 17 mars 2020 : désormais notre blog GérontoLiberté est totalement orienté contre le Covid-19 : http://free.geriatrics.overblog.com/

·         le 8 février 2020 : lettre 132 de l'ARG

·         le 8 décembre 2019. La lettre n°131 de l'Association Roger Garin

·       le 8 décembre 2019 :

Résultats surprenants d’une étude portant sur l'ensemble de la population âgée de 65 ans ou plus au Danemark.


De nombreuses publications font état d’un usage moindre des opioïdes chez les personnes âgées démentes. Aussi, les résultats ci-dessous doivent nous interpeller. La prévalence de l'usage des opioïdes a augmenté de 35 % (24,2 à 32,5 %) chez les personnes âgées atteintes de démence et de 13 % chez les non atteintes (14,9 à 16,8 %) entre 2000 et 2015. L'augmentation disproportionnée de la consommation d'opioïdes chez les personnes âgées atteintes de démence est principalement attribuable à une augmentation des opioïdes forts (démence : 11,7 à 23,1 % ; sans démence : 5,9 à 7,4 %). L'utilisation d'antipsychotiques a diminué au cours de la même période (démence : 31,3 à 19,3 % ; aucune démence : 4,5 à 2,7 %).

Commentaires personnels : le message de suspicion de douleur en cas de troubles comportementaux aurait-il été entendu au-delà de son objectif ? Encore faudrait-il pouvoir affirmer la présence d'une douleur à l’origine des troubles. Vaste difficulté. En tout cas, le fameux "test antalgique" doit toujours être questionné, tant les biais de son interprétation sont multiples.
Si la médecine gériatrique était facile, cela se saurait ...

Source : Jensen-Dahm C, Christensen AN, Gasse C, Waldemar G. The Use of Opioids and Antipsychotics in Elderly with Dementia - Have Opioids Replaced Antipsychotics in Treating Behavioral Symptoms in Dementia?
J Alzheimers Dis. 2019 Nov 18.

·         le 23 novembre 2019,  mise en ligne du score de Poitiers encore qualifié de score de Barbot d'après http://www.apsp-paca.net/documents/StephanieOddouLeschimiotherapiespalliativesGAP28SEPT2012.pdf :

  ,

           Source :

          Barbot AC, Mussault P, Ingrand P, Tourani JM. Assessing 2-month clinical prognosis in hospitalized patients with advanced solid tumors. J Clin Oncol. 2008 May 20;26(15):2538-43.

·       le 4 octobre 2019 :

Lettre n° 130 de l'Association Roger Garin

·       le 23 septembre 2019 :

Etude sur la fin de la vie en EHPAD en Occitanie

·         le 5 septembre 2019 : lien vers un outils québécois de mesure de l'autonomie (SMAF) publié sur le site de la Société de Gérontologie Centre Auvergne

          http://sgca.fr/outils/SMAF.pdf

·       le 27 juillet 2019 :

Faute de solutions spectaculaires, nous disposons désormais de diagnostics de plus en plus pertinents sur la situation des personnes âgées en France. Deux exemples : le rapport parlementaire Iborra-Fiat de mars 2018.

http://www.assemblee-nationale.fr/15/pdf/rap-info/i0769.pdf

et le rapport Libault de mars 2019 :

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/dp_rapport-grand-age_280319.pdf

·       le 25 juin 2019 :



AINS et cancers : des doutes

Il est toujours inconfortable de se remettre en question. Une équipe britannique (1) a procédé à une revue de la littérature récente. Les bases de données Medline® et Embase® ont fait l'objet de recherches dans les publications jusqu'en novembre 2018. Les essais contrôlés randomisés (ECR) et les études contrôlées en double aveugle ont été examinés et ont porté sur l'utilisation des AINS pour la gestion de la douleur liée au cancer chez les adultes. Les études animales, les études de cas et les données d’observation rétrospectives ont été exclues.
Trente études sur l'utilisation des AINS dans la gestion de la douleur cancéreuse ont été identifiées. Il existe un manque de fort niveau de preuves concernant l'efficacité analgésique des AINS dans la douleur cancéreuse, les études étant brèves et l'hétérogénéité des méthodologies limitant la capacité à tirer des conclusions significatives.

Commentaires de l’auteur de ce site : les AINS sont censés trouver leur place dans le traitement des douleurs liées aux atteintes osseuses des cancers. Ils la partagent en principe en phase aiguë avec la radiothérapie, les vertébroplasties, les biphosphonates, les radiopharmaceutiques, les opioïdes et les corticoïdes (2). Enfin, je ne reviens pas ici sur les difficultés de maniement des AINS chez la personne âgée.

(1) Magee DJ, Jhanji S, Poulogiannis G, Farquhar-Smith P, Brown MRD. Nonsteroidal anti-inflammatory drugs and pain in cancer patients: a systematic review and reappraisal of the evidence. Br J Anaesth. 2019 May 20.
(2) Wong M, Pavlakis N. Optimal management of bone metastases in breast cancer patients. Breast Cancer (Dove Med Press). 2011 May 2;3:35-60.

·       le 9 juin 2019 :  

Etat bucco-dentaire des personnes âgées : trop souvent négligé
Afin de pourvoir à cette insuffisance, un outil de dépistage est actuellement proposé ; il s’agit de l’OHAT (Oral Health Assessment Tool). Bien sûr, un outil ne peut pas tout. Mais il constitue souvent un excellent pense-bête pour …  ne rien oublier. Une version française est disponible, issue de la présentation suivante : http://www.medecine.ups-tlse.fr/capacite/2016/la_bouche.pdf

L’interprétation en est fournie dans le même document :

OHAT1


Autres références :

 

Chalmers JM, King PL, Spencer AJ, Wright FA, Carter KD. The oral health assessment tool--validity and reliability. Aust Dent J. 2005 Sep;50(3):191-9.

Thèse : http://thesesante.ups-tlse.fr/19/1/2012TOU33067.pdf

 

 

le 31 mai 2019 :

Une équipe d’anesthésie des USA a procédé à une revue systématique de la littérature et à une métanalyse d’essais contrôlés randomisés portant sur l’administration de kétamine en perfusion dans des douleurs chroniques qualifiées de réfractaires.

Sur 696 études analysées, seules 7 ont satisfait aux critères d’inclusion.

Parmi elles, 3 ont démontré des effets analgésiques d’une durée de deux semaines lors de la métaanalyse. De manière plus surprenante, le type de douleur (neuropathique, mixte ou nociceptive) n’influence pas  les  résultats.

Source: Orhurhu V, Orhurhu MS, Bhatia A, Cohen SP. Ketamine Infusions for Chronic Pain: A Systematic Review and Meta-analysis of Randomized Controlled Trials. Anesth Analg. 2019 May 9.

 

le 15 avril 2019 :

Peut-on affirmer un pronostic vital  à court terme en soins palliatifs ? La question se pose surtout depuis que la loi française  du 2 février 2016 évoque le "pronostic vital à court terme" à l'origine des décisions de sédation éventuellement maintenue jusqu’au décès.
Pour aider les équipes soignantes, la SFAP a émis un « fiche repère » en mai 2017. La société recommande une évaluation en équipe et l’utilisation de l’outil PPS V2 :
http://www.sfap.org/system/files/courtterme_v2_16052017_0.pdf

le 14 avril 2019 :

 

La conversion entre opioïdes, en particulier lors de la rotation, demande une prudence qui ne doit plus tenir compte des abaques traditionnels.

 

On s'inspirera désormais de l'outil suivant mis au point et en cours de développement sous l'égide de la SFAP, l'AFSSOS et la SFETD :

 

https://opioconvert.fr/

 

le 14 avril 2019.

 

Au total, les dossiers de 2282 patients souffrant d’un cancer avancé de 17 centres dans 11 pays européens ont été inclus par Kotlinska-Lemieszek (Kotlinska-Lemieszek et al, 2014). Les patients ont reçu en moyenne 7,8 médicaments (intervalle de 1 à 20). Plus d'un quart d'entre eux prenaient 10 médicaments ou plus. Les médicaments et les classes de médicaments les plus fréquemment administrés en concomitance avec des opioïdes étaient les suivants : inhibiteurs de la pompe à protons, laxatifs, corticostéroïdes, paracétamol, AINS, métoclopramide, benzodiazépines, anticoagulants, antibiotiques, anticonvulsivants, diurétiques et antidépresseurs. 

 

L'utilisation des non-opioïdes et des adjuvants essentiels variait d'un pays à l'autre. Environ 45 % des patients ont reçu des médicaments inutiles ou potentiellement inutiles, et environ 7 % ont reçu des agents en double ou antagonistes. 

 

Les expositions aux interactions médicament-médicament étaient fréquentes et augmentaient le risque de sédation, d’ulcères gastriques, de saignements, de complications neuropsychiatriques et cardiaques. De nombreux patients ont été exposés à des interactions médicament-médicament pharmacocinétiques mettant en cause le cytochrome P450, dont environ 58 % le CYP3A4 (izoenzyme du cytochrome P450) et plus de 10 % ont reçu des inhibiteurs ou inducteurs majeurs du CYP3A4.  

 

Source : Kotlinska-Lemieszek A, Paulsen O, Kaasa S, Klepstad P. Polypharmacy in patients with advanced cancer and pain: a European cross-sectional study of 2282  patients. J Pain Symptom Manage. 2014 Dec;48(6):1145-59.

 

Le 2 avril 2019 : mise à jour de forme de la page relative à une enquête anonyme sur la maltraitance auprès du personnel d'une institution gériatrique : http://geriatrie-albi.com/enquetemaltraitance2003.htm

Le 21 mars 2019 : présentation à Clermont-Ferrand sur la communication soignante auprès de la SFAP. Diapositives.

 

Le 9 janvier 2019 : la lettre 126 de l'Assocation Roger Garin

http://www.geriatrie-albi.com/lettreARG126.pdf

Le 3 décembre 2018

Douleurs : une histoire de sexe ?



Au cours des dernières années, on a assisté à un intérêt de la recherche sur les différences entre les sexes dans le domaine de la douleur. L'abondante littérature dans ce domaine suggère clairement que les hommes et les femmes diffèrent dans leurs réponses à la douleur, avec une sensibilité et un risque accru de douleurs couramment observé chez les femmes. De plus, on a observé des différences dans la sensibilité aux interventions antalgiques pharmacologiques et non pharmacologiques ; toutefois, ces effets ne sont pas toujours uniformes et semblent dépendre du type de traitement, des caractéristiques de la douleur et de l'intervenant. Bien que l'origine de ces différences sexuelles soit inconnue, il semble que de multiples processus biologiques et psychosociaux y contribuent. Par exemple, de nouvelles données suggèrent que le génotype et le fonctionnement des opioïdes endogènes jouent un rôle causal dans ces disparités, et de nombreuses études mettent en cause les hormones sexuelles comme facteurs influençant la sensibilité à la douleur. Cependant, l'effet modulateur spécifique des hormones sexuelles sur la douleur chez les hommes et les femmes nécessite une étude plus approfondie pour pouvoir conclure. Les processus psychosociaux comme l'adaptation à la douleur et l'exposition précoce au stress peuvent également expliquer les différences de douleur selon les sexes, en sus des rôles respectifs stéréotypés qui peuvent contribuer aux différences d'expression de la douleur. Les orientations futures de ce domaine de recherche pourraient déboucher sur la mise au point de traitements « sexospécifiques ».

 

Bartley EJ, Fillingim RB. Sex differences in pain: a brief review of clinical and experimental findings. Br J Anaesth. 2013 Jul;111(1):52-8. Review.

Hurley RW, Adams MC. Sex, gender, and pain: an overview of a complex field. Anesth Analg. 2008 Jul;107(1):309-17.

Pieretti S, Di Giannuario A, Di Giovannandrea R, Marzoli F, Piccaro G, Minosi P, Aloisi AM. Gender differences in pain and its relief. Ann Ist Super Sanita. 2016 Apr-Jun;52(2):184-9.

Aloisi AM. Why We Still Need To Speak About Sex Differences and Sex Hormones in Pain. Pain Ther. 2017 Dec;6(2):111-114. doi: 10.1007/s40122-017-0084-3. Epub 2017 Oct 20.

Koons AL, Rayl Greenberg M, Cannon RD, Beauchamp GA. Women and the Experience  of Pain and Opioid Use Disorder: A Literature-based Commentary. Clin Ther. 2018 Feb;40(2):190-196.

 

Le 2 décembre 2018 :

Métabolisme des opioïdes : danger génomique

 

Le métabolisme des opioïdes est dépendant de variations génétiques qui peuvent occasionner des effets secondaires graves ; la recherche en est au début de son parcours dans un domaine qui a pris son essor depuis le décryptage du génome humain.

 

La conséquence pratique est  la nécessité d’une connaissance précise  de la pharmacologie des médicaments antalgiques et des interactions possibles. Dans cette optique, la rotation des opioïdes présente un danger particulier du fait des voies métaboliques différentes et du changement brutal de molécule. Ce risque serait présent chez 20 % des patients (1). Ainsi, une application sur PC devrait rapidement voir le jour : OPIOCONVERT. Elle invalidera les équivalences déjà publiées en privilégiant la sécurité aux dépens de l’efficacité lors de la première rotation.

Un exemple de variabilité génétique : l’oxycodone

 

L'enzyme CYP3A4 métabolise l'oxycodone par N-déméthylation en noroxycodone dénuée de potentiel analgésique, et l'enzyme CYP2D6 catalyse l'O-déméthylation de l'oxycodone en oxymorphonequi est 14 fois plus puissante que l'oxycodone (2) Les polymorphismes génétiques  CYP2D6 ont un effet majeur sur l'efficacité analgésique et le profil des effets secondaires de l'oxycodone ; les personnes métabolisant rapidement  l’oxycodone du fait de leur variété de CYP2D6  présentent un effet analgésique et une toxicité accrustandis que la variété  « CYP2D6 métaboliseur lent » présente une efficacité réduite de l’oxycodone.

Ci-dessous un exemple d’interaction médicament –médicament : fluconazole et oxycodone, médicaments tous deux fréquemment utilisés au cours des cancers.

 

En somme, le blocage de la voie de neutralisation de l'oxycodone par le CYP3A4 entraîne une disponibilité accrue d’oxycodone pour la voie du CYP2D6 qui peut elle-même conduire, chez des métaboliseurs rapides, à une production d'oxymorphone qui est 14 fois plus puissante que l’oxycodone.

 

Un exemple d’interaction médicament-médicament selon Thériaque :

FLUCONAZOLE
+ OXYCODONE

- Nature du risque et mécanisme d'action :
majoration des effets indésirables, notamment respiratoires, de l'oxycodone par diminution de son métabolisme hépatique par le fluconazole.

- Niveau de contrainte :
association déconseillée.

- Conduite à tenir :
aucune information recensée.


2. Informations Thériaque 

Le mécanisme de cette interaction est une inhibition enzymatique du métabolisme hépatique de l'oxycodone métabolisée par l'isoenzyme CYP 3A4 du cytochrome P450) par le fluconazole, inhibiteur enzymatique modéré de l'isoenzyme CYP 3A4 (1) du cytochrome P450).

(1) Les principaux inhibiteurs de l'isoenzyme CYP3A4 connus (diminution de l'activité des CYP) sont : 
. jus de pamplemousse, 
. amiodarone, 
. antagonistes des canaux calciques (diltiazem, vérapamil), 
. antifongiques azolés (kétoconazole, itraconazole, fluconazole, miconazole, posaconazole, voriconazole), 
. cimétidine, 
. delavirdine, 
. inhibiteurs de protéases (ritonavir, nelfinavir, amprénavir, indinavir, atazanavir),
. imatinib, 
. macrolides (érythromycine, clarithromycine, josamycine, télithromycine),
. association quinupristine + dalfopristine, 
. stiripentol. 

L'inhibition, à l'inverse de l'induction, s'exerce le plus souvent au niveau d'un seul CYP.
L'inhibition, à l'inverse de l'induction, est rapide et répond schématiquement à deux mécanismes :
- une réelle inactivation du CYP par l'inhibiteur ; 
- une compétition au niveau d'un même CYP entre deux substances administrées simultanément, fixées et métabolisées par le même CYP. 
Ce deuxième mécanisme, plus fréquemment impliqué, résulte d'une affinité de la substance inhibitrice pour le CYP considéré, qui est supérieure à celle de la substance inhibée. En fonction de leur degré d'affinité pour un CYP donné, certains médicaments peuvent, dans ces conditions, se comporter comme des inhibiteurs du métabolisme de médicaments moins affines, mais aussi voir leur métabolisme inhibé par d'autres médicaments plus affines.

Une synthèse sur les interactions médicamenteuses et les cytochromes ainsi qu'une liste non exhaustive de médicaments (principes actifs) métabolisés préférentiellement par un CYP, et donnant lieu à des interactions cliniquement significatives, établie par l'ansm (
http://ansm.sante.fr/) est présentée dans la rubrique informations utiles sur www.theriaque.org.

 

Pour en savoir davantage :

 

Sources :

 

Knezevic NN, Tverdohleb T, Knezevic I, Candido KD. The Role of Genetic Polymorphisms in Chronic Pain Patients. Int J Mol Sci. 2018 Jun 8;19(6)

 

Poulain P. Quand une douleur devient rebelle. Congrès du 22 novembre 2018. Nice. Le CLEF. La sédation en soins palliatifs dabs une démarche d’accompagnement.

 

Le 20 novembre 2018 :

 

 

Sous-évaluons-nous la prévalence des douleurs mixtes ?

 

Cela pourrait bien être le cas à la lecture des résultats d’une étude finlandaise. 

Sans surprise, les personnes âgées vivant indépendamment à domicile et souffrant de douleurs chroniques ont vu leur santé et leur mobilité se détériorer et se sont senties plus tristes, plus seules et plus fatiguées que les personnes sans douleur chronique. Un gériatre a effectué des évaluations cliniques pour 106 patients souffrant de douleur chronique de 2009 à 2013. De ce nombre, 66  souffraient de trois localisations, 35 en avaient deux et 5 souffraient d'une seule. La douleur musculo-squelettique était la plus intense pour 88 (83 %) des patients. 

 

De manière plus surprenante, elle était nociceptive pure chez 61 patients (58 %), neuropathique pure chez 9 patients (8 %), nociceptive et surtout mixte (neuropathique et nociceptive  combinées) chez 34 (32 %), enfin jugée idiopathique chez 2 patients (2 %). Sur une échelle d'évaluation numérique de 0 à 10, l'intensité moyenne et maximale de la douleur était de 5,7 et 7,7, respectivement. L'intensité moyenne et l'intensité maximale de la douleur diminuent avec l'âge. La durée de la douleur était supérieure à 5 ans chez 51 patients (48 %). 

 

Source : Rapo-Pylkkö S, Haanpää M, Liira H. Chronic pain among community-dwelling elderly: a population-based clinical study. Scand J Prim Health Care. 2016 Jun;34(2):159-64.

Le 15 novembre 2018 :

En octobre 2018,  Coyle (Coyle et al, 2018) rappellent comment éviter des effets secondaires indus qui ont fait la réputation des opioïdes : celle de médicaments potentiellement mortels. 

La dose de départ doit être faible, le médicament doit être titré de manière individuelle afin de laisser au patient le temps de s'adapter. 

Le médicament doit être administré de façon régulière pour éviter une chute soudaine des concentrations sanguines et, dans la plupart des cas, la voie et les autres modalités d’administration doivent permettre une absorption progressive afin d’éviter des pics soudains élevés de concentration du médicament.

 

Coyle S, Elverson J, Harlow T, Jordan A, McNamara P, O'Neill C, Quibell R, Regnard C, Spiller J, Stephenson J. The myth that shames us all. Lancet. 2018 Oct 6;392(10154):1196.

Le 5 novembre 2018 :

On estime qu'un adulte américain sur cinq souffrait de douleur chronique en 2016, et 8 % de douleur chronique à fort impact, définie comme limitant la vie ou les activités professionnelles la plupart des jours ou tous les jours au cours des six derniers mois, selon un rapport du CDC relatif à 2016. 

 

Selon un rapport de l'Institute of Medicine (IOM) publié en 2011, la douleur chronique est un problème de santé publique de plus en plus préoccupant aux États-Unis, qui coûte environ 560 milliards de dollars chaque année en soins médicaux, en perte de productivité ou en services aux handicapés. En plus d'interférer avec les activités quotidiennes, la douleur chronique est associée à la dépendance aux opioïdes, à l'anxiété et à la dépression, et à une mauvaise qualité de vie, selon le rapport du CDC. 

 

L'analyse a révélé que les Blancs non hispaniques présentaient la prévalence de douleur chronique, ajustée selon l'âge, la plus élevée (21 %) parmi les différents groupes raciaux et ethniques, bien qu'il n'y ait aucune différence entre les groupes quant au taux de douleur chronique à impact élevé. Les anciens combattants étaient également plus susceptibles de déclarer des douleurs chroniques (26 %), mais non des douleurs chroniques à impact élevé. La douleur chronique était également plus fréquente chez les femmes (20,8 %), les adultes qui occupaient auparavant un emploi mais ne travaillaient pas actuellement (29,2 %), les adultes vivant sous le seuil de pauvreté (29,6 %) ou près de celui-ci (25,9 %) et ceux vivant en milieu rural (24 %). Les adultes ayant au moins un baccalauréat étaient moins susceptibles que les personnes ayant tous les autres niveaux de scolarité d'éprouver de la douleur chronique. 

 

Commentaire personnel : des facteurs socio-économiques sont à l'oeuvre dans épidémiologie des douleurs chroniques. Ne considérer que les données de la science médicale est insuffisant pour les comprendre.

 

Source : Kuehn B. Chronic Pain Prevalence. JAMA. 2018 Oct 23;320(16):1632.

Le 5 septembre 2018 :

L'accès aux antalgiques dans le monde :

 

http://sante.lefigaro.fr/article/trois-personnes-sur-quatre-dans-le-monde-n-ont-pas-acces-aux-antidouleurs/

Le 18 juin 2018 :

Douleur chez la personne âgée et addiction aux  jeux de hasard : quelle relation ?

 

Cette publication m’a été signalée par Monsieur Louis Lacaze.

 

Parke (Parke et al, 2017) a voulu  savoir s’il existait chez les seniors une corrélation entre l’addiction aux jeux d’argent et une éventuelle fragilité physique, une douleur chronique, la solitude et un état dépressif.

 

 Les auteurs  ont interrogé 595 seniors âgés de 65 à 94 ans dont l’âge moyen était de 74.4 ans. Ils ont été soumis à des batteries de tests classiques visant à mesurer les niveaux de leurs éventuels handicaps et une éventuelle correspondance avec leur participation aux jeux d’argent.

 

Les résultats de l’étude ont montré une nette addiction chez 16% des participants, de haut niveau chez 7.6% des sujets. Les effets de la fragilité physique et de la douleur chronique, relativement modestes mais statistiquement significatifs, sont responsables de l’addiction par le biais  de la dépression et de l’anxiété. 

Schéma de causalités proposé par les auteurs, inclus dans la publication complète référencée ci-dessous.

 

Pour les non anglophones :

Pain : douleur

Frailty : fragilité

Loneliness : solitude

Gambling : jeu de hasard

 

Gambling

 

Source

 

Parke A, Griffiths M, Pattinson J, Keatley D. Age-related physical and

psychological vulnerability as pathways to problem gambling in older adults. J

Behav Addict. 2018 Mar 1;7(1):137-145.

 

Publication complète : Age-related physical and psychological vulnerability as pathways to problem gambling in older adults

 

Le 19 mai 2018 :

 

Évaluation de la douleur chez le non-verbalisant : inefficace ?

 

La reconnaissance de la douleur et son  évaluation  par des outils appropriés et validés est hautement recommandée chez les patients atteints de troubles cognitifs suffisants pour les rendre incapables de s’exprimer verbalement. Les auteurs (Rostad et al, 2018) ont le mérite de s’interroger sur l’efficacité de telles mesures. Du fait de cette utilisation, des modifications se sont-elles apparues dans les scores de la douleur ou dans l’utilisation  d'analgésiques chez les résidents de maisons de retraite atteints de démence grave ?

Les auteurs ont étudié en Norvège les cas de 112 résidents de maisons de retraite âgés de 65 ans et plus atteints de démence qui n'avaient pas la capacité de décrire eux-mêmes leur douleur ou étaient déclarés « non verbaux ».

 

Le groupe expérimental a été régulièrement évalué avec une échelle de douleur standardisée (le Doloplus-2) deux fois par semaine pendant une période d'intervention de 12 semaines. Le groupe témoin a reçu les soins habituels. Le résultat principal était le score de douleur mesuré avec Doloplus-2 et le résultat secondaire était l'utilisation d'analgésiques (équivalents de morphine par voie orale et milligramme / jour de paracétamol). Les résultats ont été relevés au départ et à la fin de la semaine 12. Le personnel infirmier des groupes expérimentaux et de contrôle avait reçu une formation pour collecter les données.

 

Aucun effet global de l'évaluation régulière de la douleur n'a été trouvé sur le score de douleur ou sur l'utilisation d'analgésiques. Le score moyen de Doloplus-2 et l'utilisation d'analgésiques sont demeurés inchangés et supérieurs au seuil recommandé, et ce dans les deux groupes.

 

Des hypothèses expliquant ces résultats décevants ont été émises par les auteurs, même s’il manque encore des preuves pour conclure qu'une évaluation régulière de la douleur à l'aide d'un outil d'évaluation n'est pas cliniquement pertinente. Les résultats indiquent surtout, d’après eux, que la douleur continue d'être traitée de façon inadéquate chez les résidents de maisons de retraite atteints de démence grave. Ils avancent l’idée que d’autres recherches sur la façon dont l'évaluation de la douleur standardisée peut être utilisée sont nécessaires ; ainsi, ils remettent implicitement en cause l’outil lui-même.

 

Commentaires de Bernard Pradines : il est aussi possible que l’utilisation d’outils d’évaluation soit non productive si aucune concertation pluridisciplinaire n’a lieu autour du cas considéré. Dans ce cas, l’outil d’évaluation n’est qu’une bonne conscience protocolisée qui, au pire, évite de se poser les bonnes questions. 

Si les compétences en matière de douleur ne sont pas au rendez-vous, l'outil n'y changera probablement rien, à moins que les limites de l'efficacité thérapeutique aient été atteintes préalablement à son utilisation. De plus, ces outils ne peuvent pas rendre compte du mécanisme et du contexte complexe dans lequel survient la douleur : étiologie, siège, composantes cognitive et affectivo-émotionnelle, habitudes comportementales, coexistence d’une anxiété ou d’une dépression, etc. Pire, ils sont incapables, au moins pour les outils d’hétéro-évaluation, de s'approcher, même de façon élémentaire, de la physiopathologie  : douleurs nociceptives, neurogènes ou mixtes, douleurs viscérales ou somatiques, etc.

 

Autrement dit, devant tant d’incertitudes, l’évaluation devrait être requalifiée en détection ou en dépistage, tout le reste de la démarche restant à  effectuer.

 

Source :

Rostad HM, Utne I, Grov EK, Småstuen MC, Puts M, Halvorsrud L. The impact of a pain assessment intervention on pain score and analgesic use in older nursing home residents with severe dementia: A cluster randomised controlled trial. Int J Nurs Stud. 2018 Apr 30;84:52-60.

Addiction aux opioïdes : Bien que le risque d’addiction aux opioïdes demeure faible chez la personne âgée en France, il mérite d’être connu et dépisté.

Pour ce faire, on peut se reporter à la traduction française d’une grille intitulée « Opioids Risk Tool ». On la trouvera à la page 36, tableau 9 de la publication suivante sur le site de la SFETD :

http://www.sfetd-douleur.org/sites/default/files/u3349/recommandations/recos_opioides_forts_sfetd_version_longue.compressed.pdf


Des symptômes pénibles en fin de vie :

  Echelle de détresse respiratoire RDOS (Source : Comment mettre en œuvre une sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès ?  Guide de l'HAS du 15 mars 2018)

Rapports et recommandations

Comment mettre en œuvre une sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès ?  Guide de l'HAS du 15 mars 2018

Atlas des soins palliatifs et de la fin de vie en France. Première édition 2018.

Mesurer la sédation pour l'optimiser

Echelle de Rudkin. On lui préférera l'échelle de Richmond :

https://www.espacesoignant.com/soignant/neurologie/evaluation-de-la-sedation-score-de-rudkin

Echelle de Richmond :

http://www.sfap.org/system/files/echelle_de_vigilance_-_agitation_de_richmond.pdf

Echelle SEDAPALL :

http://www.sfap.org/system/files/sedapall_vf1_0.pdf

le 21 février 2018

Formulaire d’aide à la rédaction des directives anticipées proposé la Haute Autorité en Santé française (HAS)  

 Rédiger des directives anticipées

 Formulaire proposé par l'HAS en octobre 2016

le 17 janvier 2018


Modifications relatives à la page traitant des contentions dont :

Les recommandations consécutives à une conférence de consensus, relatives à la "liberté d’aller et venir dans les établissements sanitaires et médico-sociaux, et obligation de soins et de sécurité"  édictées en 2004 par l'ANAES (Agence Nationale d'Accréditation et d'Évaluation en Santé devenue Haute Autorité de Santé en 2012) et la  FHF (Fédération Hospitalière de France) sont pour le moins explicites : "la contention est pour le jury une atteinte à la liberté inaliénable d’aller et venir. La contention systématique doit être interdite."

le 8 janvier 2018

 

Euthanasie des vieillards : une décision individuelle ?

 

le 6 janvier 2018 :

Zona : du nouveau en prévention

Bernard Pradines et Louis Lacaze

Le zona résulte de la réactivation du virus de la varicelle, souvent favorisée par l’avance en âge et la diminution de l’immunité cellulaire T. Cette pathologie peut occasionner des douleurs sévères au cours de l’éruption cutanée et se compliquer de douleurs chroniques après l’épisode aigu [1].

Le vaccin classique ZOSTAVAX*, commercialisé en France, est crédité d’une efficacité préventive de l’ordre de 50 % [2,3]. Une nouvelle formulation inclut une sous-unité inédite (HZ/su) associant une glycoprotéine E (IgE) et un adjuvant stimulant les cellules T. Il s’agit du SHINGRIX*, qui semble nettement plus efficace que le ZOSTAVAX* chez les plus de 60 ans. A noter que seul le ZOSTAVAX* est actuellement commercialisé en France. Le SHINGRIX* doit encore être évalué quant à son efficacité clinique et à ses effets adverses ; son immunogénicité est forte et les effets secondaires les plus fréquents sont représentés par la douleur au site d’injection sans autre conséquence grave [4]. Cet effet local semble plus important avec la voie sous-cutanée qu’avec la voie intramusculaire [5,6]. Les autres effets indésirables constatés sont la fatigue, les céphalées, les myalgies et les frissons [7]. Enfin, deux cas de pathologies en relation avec l’immunité ont été attribués à la vaccination pratiquée chez 634 personnes en phase III [8].

En conclusion, des espoirs sont fondés sur une nouvelle formulation de la vaccination préventive du zona chez la personne âgée. Son innocuité, bien que probable, doit être confirmée.

Références

[1] Cunningham AL. The herpes zoster subunit vaccine. Expert Opin Biol Ther.2016;16(2):265-71. doi: 10.1517/14712598.2016.1134481. Review.

[2] Bakalar N. Jan. 4, 2018

https://www.nytimes.com/2018/01/04/well/live/new-shingles-vaccine-is-cost-effective.html?emc=edit_tnt_20180104&nlid=67268624&tntemail0=y

[3] Le P, Rothberg MB. Cost-effectiveness of the Adjuvanted Herpes Zoster Subunit Vaccine in Older Adults. JAMA Intern Med. 2018 Jan 2.

[4] Lal H, Poder A, Campora L, Geeraerts B, Oostvogels L, Vanden Abeele C, Heineman TC. Immunogenicity, reactogenicity and safety of 2 doses of an adjuvanted herpes zoster subunit vaccine administered 2, 6 or 12 months apart in older adults: Results of a phase III, randomized, open-label, multicenter study. Vaccine. 2018 Jan 2;36(1):148-154.

[5] Diez-Domingo J, Weinke T, Garcia de Lomas J, Meyer CU, Bertrand I, Eymin C, Thomas S, Sadorge C. Comparison of intramuscular and subcutaneous administration of a herpes zoster live-attenuated vaccine in adults aged ≥50 years: a randomized non-inferiority clinical trial. Vaccine. 2015 Feb 4;33(6):789-95.

[6] Vink P, Shiramoto M, Ogawa M, Eda M, Douha M, Heineman T, Lal H. Safety and immunogenicity of a Herpes Zoster subunit vaccine in Japanese population aged ≥50 years when administered subcutaneously vs. intramuscularly. Hum Vaccin Immunother. 2017 Mar 4;13(3):574-578.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5360149/

[7] Godeaux O, Kovac M, Shu D, Grupping K, Campora L, Douha M, Heineman TC, Lal H. Immunogenicity and safety of an adjuvanted herpes zoster subunit candidate vaccine in adults ≥ 50 years of age with a prior history of herpes zoster: A phase III, non-randomized, open-label clinical trial. Hum Vaccin Immunother. 2017 May 4;13(5):1051-1058.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5443374/

[8] Strezova A, Godeaux O, Aggarwal N, Leroux-Roels G, Lopez-Fauqued M, Van Damme P, Vanden Abeele C, Vastiau I, Heineman TC, Lal H. A randomized lot-to-lot immunogenicity consistency study of the candidate zoster vaccine HZ/su. Vaccine. 2017 Dec 4;35(48 Pt B):6700-6706.

Le 1er janvier 2018 :

Prévention des démences de l’âge avancé : pas de baguette magique

Le 26 novembre 2017

Mise en ligne de la conférence du 21 novembre 2017 à Albi relative à la fin de la vie

Le 20 novembre 2017 :

Un espoir se fait jour : trouver des agonistes des récepteurs µ qui auraient moins d’effets respiratoires et gastro-intestinaux que les opioïdes classiques. Voir schéma et références.

Le 15 novembre 2017

la déclaration d'Edinburgh de l'AMM (2000) relative à la peine de mort.

Le 8 novembre 2017 : 

Lien vers les documentaires et films remarquables 

Le 7 novembre 2017

Lien vers la chaîne vidéo de l'auteur de ce site 

Le 23 octobre 2017

Annie de Vivie publie un guide pour les aidants : http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-seniors/franceinfo-seniors-devenir-aidant-en-10-conseils_2408231.html

Le 29 septembre 2017

·         Un projet notable de maison de vie et de répit dans le Tarn (France)

Le 24 août 2017

The ethics of postoperative pain management: Mapping nurses' views

Intéressante étude franco-américaine, parue en 2017, sur les opinions  des infirmières hospitalières quant à la répétition des antalgiques en phase post-opératoire à la demande du patient. Leur point de vue a été comparé avec celui de non-professionnels, de médecins et d’autres professionnels de santé, aides-soignants et psychologues : 138 infirmières, 32 aides-soignantes, 33 médecins, 23 psychologues, et 169 non-professionnels ont participé.

Quatre opinions significatives ont été dégagées : la plupart des infirmières (57 %) ont considéré qu’un refus n’est pas acceptable, quelles que soient les circonstances.  Une importante minorité des participants, mais 52 % des médecins, ont considéré que le refus était  acceptable si le niveau de douleur est bas et si le risque de iatrogénie est élevé. Les autres participants, surtout les non-professionnels, ont estimé que le refus est acceptable chaque fois  qu’un risque d’effet secondaire, grave ou même léger, était présent.

Commentaires : voici des résultats qui iraient à l’encontre de l’idée dominante, à savoir la moindre des sensibilités des professionnels à la douleur d’autrui.

Source :

Cano Romero MD, Muñoz Sastre MT, Quintard B, Sorum PC, Mullet E. The ethics of postoperative pain management: Mapping nurses' views. Int J Nurs Pract. 2017 Apr;23(2).

Mapping French people and health professionals' positions regarding the circumstances of morphine use to relieve cancer pain

Faut-il administrer de la morphine aux patients cancéreux en phase terminale ? Cette question semble triviale en 2017. Le mérite des auteurs est de l’avoir posée en France à 120 non-professionnels et à 30 professionnels de santé.

En tout, 91% des participants sont d’accord avec cette attitude quand le score de douleur est élevé (7 ou davantage sur une échelle numérique de 10) si la décision d'accroître la dose d’antalgique est prise collectivement. Ce pourcentage chute à 69 % si l’équipe n’est pas impliquée dans la décision et à seulement 40 % si le score est bas (4 sur 10). Conclusion des auteurs : si une opposition à l’utilisation de la morphine existe, elle n’est pas liée à un refus de la morphine en soi mais aux circonstances de son utilisation.

Source :

Mazoyer J, Sastre MTM, Sorum PC, Mullet E. Mapping French people and health professionals' positions regarding the circumstances of morphine use to relieve cancer pain. Support Care Cancer. 2017 Sep;25(9):2723-2731.

Le 1er août 2017

Une novlangue idéologique

Le 12 juillet 2017. 

1.      Fin de l'actualisation du site : nombreuses améliorations de forme dont la révision des liens.

2.      Un patient souffrant de maladie d'Alzheimer ou de maladie apparentée parvenues au stade de désorientation avec errance devrait certainement  être porteur, quand ceci est réalisable, des renseignements contenus dans le document suivant :

www.geriatrie-albi.com/carte_urgence_Alzheimer.pdf

Le 23 juin 2017 :

Un bon rapport omega6/oméga 3 est actuellement recherché en prévention dans le domaine nutritionnel. Selon Sibille (Sibille, 2017) ce rapport  au niveau plasmatique serait corrélé avec la sévérité du retentissement de la gonarthrose. L’hypothèse physiopathologique repose sur le rôle bénéfique des oméga 3 et sur celui, délétère, des oméga 6. Reste à définir si ces résultats auront une incidence thérapeutique.

 

Source : Sibille KT, King C, Garrett TJ, Glover TL, Zhang H, Chen H, Reddy D, Goodin BR, Sotolongo A, Petrov ME, Cruz-Almeida Y, Herbert M, Bartley EJ, Edberg JC, Staud R, Redden DT, Bradley LA, Fillingim RB. Omega-6: Omega-3 PUFA Ratio, Pain, Functioning, and Distress in Adults with Knee Pain. Clin J Pain. 2017 May 24.

Le 5 juin 2017, des ouvrages à lire :

2017

2014

2016

 

le 22 mai 2017 : conférence à Cahuzac-sur-Vère le 6 octobre 2017

www.geriatrie-albi.com/Maquette_Programme_6_octobre_17.pdf

le 27 avril 2017 :
http://bioethique.com/index.php/relationmedecinmalade/lerefusdesoins/148-ilrefusetoutmemedeselaver

 

le 23 mars 2017.

Le retour d’une vieille connaissance : le méthoxyflurane

Voici une antalgique de retour : j’eus l’occasion de l’utiliser en anesthésie avant son retrait du marché. Il permettait une économie notable d’opioïdes. Le voici à nouveau pour l’analgésie en urgence.

http://www.cnrd.fr/Analgesie-d-urgence-le.html?id_rub=1340&utm_source=All&utm_campaign=CNRD-NEWSLETTER+n%C2%B012&utm_medium=email

le 19 février 2017 :

Résultats d’une étude norvégienne montrant les possibilités de réduction des médicaments après prothèse totale de hanche : sont réduits les antalgiques dont les AINS et les opioïdes, les hypnotiques et les anxiolytiques mais non les antidépresseurs.

Commentaires personnels : la chirurgie de la hanche peut être un bon moyen de réduire la polymédication chez une personne âgée.

 

Source : Blågestad T, Nordhus IH, Grønli J, Engesæter LB, Ruths S, Ranhoff AH, Bjorvatn B, Pallesen S. Prescription trajectories and effect of total hip arthroplasty on the use of analgesics, hypnotics, antidepressants, and anxiolytics: results from
a population of total hip arthroplasty patients.
Pain. 2016 Mar;157(3):643-51.

 

le 11 février 2017 : publication par l'auteur de ce site dans la revue NPG à propos de l'anesthésie générale au cours de la maladie d'Alzheimer. 

Possibilité de lecture gratuite jusqu'au 31 mars 2017 : 

https://authors.elsevier.com/a/1UX9l5o2-h48hZ

Référence : Pradines B. Anesthésie générale et maladie d’Alzheimer : un autre coupable ? NPG Vol 17 - N° 97 , P. 1-4 - février 2017

 

 

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